J'adore cette photo! ♥
Au-delà de ma famille, de mes amis, de mes activités, de ma vie, un thème demeure récurrent dans mon esprit. Je vais vous parler de mon monde utopique. Loin de l'Utopie de Thomas Moore, elle s'apparenterait plutôt à un monde chimérique, sans aucune volonté de l'adapter à notre monde réel. Peut-être est-ce là une envie de la garder comme rêve perpétuel auquel j'aime me raccrocher. Ce monde imaginaire, est plus qu'un monde. Il n'est fait que de lettres et de mots, de livres et d'auteurs, de littérature et de poésie. On y trouve Amélie Nothomb, Jean Paul Sartre, Daniel Pennac, Marcel Proust, John Steinbeck, Jane Kathleen Rowling ou encore Maupassant et la comtesse de Ségur. Je me berce souvent de ces lectures, je me noie dans ces phrases, je m'allonge délicatement sur mon nuage de pages et peux alors m'adonner à toutes les sensations que me procurent ces lectures. Je pleure devant l'histoire bouleversante de La Cicatrice de Bruce Lowery. Je ris des aventures comiques d'Oscar dans Oscar et La dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt. Enfin, je m'ennuis devant Aux Bonheurs des dames d'Emile Zola. Loin de moi l'idée de vouloir choquer quelques fanatiques de la littérature française, bien sûr. Mon utopie se compose donc de tous les sentiments : tristesse, colère, stupéfaction, joie, peur, souffrance, étonnement. Chaque phrase, chaque mot me transporte, me fait découvrir une nouvelle sensation. Je me balade à travers ces allées inondées de mots, à travers ces immeubles de livres qui ne font que s'accroître au fil des années. Ce monde m'est cher, et l'envie de m'y retrouver se fait souvent ressentir. Je saute de pages en pages à l'affut de chaque lettre, chaque point, chaque majuscule. L'odeur du papier m'enivre, le bruit des pages tournant rapidement m'ensorcèle. Rien n'est jamais pareil, tout est toujours différent. En rentrant dans ce monde, je m'évade pour aller combattre les ailes d'un moulin, jeter des sortilèges sur des balais volants, côtoyer des singes après un voyage dans l'espace ou parfois même explorer le centre de la Terre. Chaque aventure est différente. Et comme les aventures réelles, elles peuvent parfois renfermer leur lot de surprises, de joies, de satisfactions ou au contraire, leur lot de tristesses et de déceptions. Un jour dompteur de dragons, un jour déchiré par un amour impossible. Je rencontre toutes les situations et m'attarde sur chacune d'elles. J'ai rencontré le pire : une femme brûlée vive, une fille juive qui tenait un journal intime durant la seconde guerre mondiale, une mère, qui face à la souffrance d'un fils a décidé de l'euthanasier. Mais aussi le meilleur : un bûcheron devenu médecin malgré lui, un vampire connaissant le parfait amour avec une humain. Mon monde utopique est donc, loin d'un monde où les habitants seraient ordinaires et vivraient dans la plénitude, la joie permanente, la luxure ou encore la paix la plus complète tant au niveau des peuples qu'au niveau psychologique. Enfin, Alfred Capus a écrit un jour cette citation qui se rapproche entièrement de ce que je viens d'annoncer, à savoir: « Songez bien que la littérature n'a pas été créée pour servir la vie, ni même la traduire, mais pour lui échapper. »
A part ça: J'ai gagné 750¤; la classe!



